Une pensée pieuse à Ghislaine Dupont et Claude Verlon

 

 

Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux journalistes de la RFI assassinés un 2 novembre 2013
Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux journalistes de la RFI assassinés un 2 novembre 2013. Crédit Photo RFI

 

Le 2 novembre 2013 à Kidal, Claude Verlon et Ghislaine Dupont disparaissaient à jamais. Un crime ignoble qui témoigne hélas, le nombre pléthorique de journalistes tués dans l’exercice de leurs fonctions. D’où ces mots de tête pour enfin panser mes maux de tête. Hommage!

 

Hommage à nos valeureux reporters!

Qui sont morts  dans l’exercice de leur fonction loin de leur terre,

Pour que la vérité triomphe et ne soit pas six pieds sous terre,

Et que le journalisme ne puisse à jamais se taire.

Eux, c’est Ghislaine Dupont et Claude Verlon, des journalistes de la RFI!

Bravant sans cesse le danger qui les guettait, en faisant fi,

Des terrains à risque, au nom de l’éthique et la déontologie,

La liberté de la presse, l’accès à l’information et non à l’idéologie.

Ce crime ignoble perpétré contre nos chers journalistes,

N’est que la partie visible de l’iceberg, loin d’être exhaustive est la liste

De journalistes tués dans l’exercice de leurs fonctions,

Au nom de « Secrets d’Etats », « Troubles à l’ordre public » et de « Sensibles révélations ».

Claude, en fin technicien de reportage, était capable de déployer dans n’importe quelle condition,

Une antenne satellite! Il aimait les défis et se surpasser était sa passion.

Ghislaine, en sa qualité de reporter-enquêtrice, était connue pour sa rigueur éditoriale

Une sorte de leitmotiv journalistique qui était son idéal.

Ce 2 novembre 2013, le monde était sens dessus-sens dessous,

Puisque La Terre a perdu deux de ses plus valeureux reporters,

Le séisme médiatique qui en découla, fit trembler la Terre,

Et l’onde de choc renversa les cartes et leurs dessous.

Avec l’assassinat de Ghislaine et Claude, j’ai appris que le monde était cruel,

Que des individus qui se croient tout permis, courent dans les ruelles,

Se croyant au moyen-âge et ses périodes sombres,

Et commettant des exactions sur les journalistes et disparaissent dans l’ombre.

Birago Diop disait: « Les morts ne sont pas morts »! Ils sont parmi nous,

Ils vivent parmi nous et font la même chose que nous,

Ghislaine et Claude sont parmi nous à Issy-les-Moulineaux,

Là où l’actualité et les informations sont passées à la moulinette!

Peut être qu’ils sont entrain de prêter main forte à Juan Gomez dans son émission Appels sur l’actualité,

D’assister Pierre-Edouard Deldique dans une Semaine d’actualité,

De conseiller Caroline Lachowsky sur son Autour de la question,

D’aider Juliette Rengeval dans ses Sessions d’information,

Ils sont dans l’engrenage de la RFI afin que cette structure soit toujours plus belle!

Car ce qui ne vous tue pas vous rend fort! Et Vous M’en Direz Des Nouvelles.

 

 Une pensée pieuse à Ghislaine Dupont et à Claude Verlon tombés sur le champ de        bataille médiatique et journalistique!

 

 

Oh ciel! Ouvrez encore vos vannes!

L'arrivée de la pluie sonne comme un espoir pour les agriculteurs.
L’arrivée de la pluie sonne comme un espoir pour les agriculteurs.                                                                                               Crédit Photo: Sencaricature.

 

Après la pluie, le beau temps! Un adage qui sonne et résonne partout et everywhere. Surtout en période d’hivernage en Afrique de l’Ouest, où les agriculteurs et les éleveurs attendent avec une impatience inouïe, que le ciel ouvre encore plus ses vannes. Mais pour que ce proverbe se réalise, la condition sine qua non, c’est qu’il y ait d’abord de la pluie pour prétendre avoir du beau temps après. Sauf que la pluie, on n’en pas. Du moins pas assez pour que l’activité agricole foisonne. En effet, au Sénégal, l’hivernage a sérieusement manqué au rendez-vous par sa latence. Réchauffement ou pas, l’hivernage ne s’est pas déroulé comme prévu, surtout dans la zone septentrionale(c’est un géographe qui parle) comme à Richard-Toll où l’on a constaté avec désarroi, ce manque de pluviométrie. Alors imaginez le résultat quand on sait pertinemment qu’au Sénégal, les secteurs tels que l’agriculture et l’élevage sont entièrement tributaires de la pluviométrie.  Pour en chercher une cause logique, les géographes et les climatologues imputent à priori cette baisse de pluviométrie, au réchauffement climatique. Un bouc émissaire aux relents de coupable, quand les organisations environnementales telles Greenpeace fustigent les consommations superflues en matière d’énergie fossile comme le pétrole et autres énergies non-renouvelables. Il suffit de regarder ce que certains pays comme la Chine, les Etats-Unis, des as dans le domaine de la pollution pour affirmer cette thèse. D’où l’augmentation du thermomètre de la planète qui engendre à son tour toute une cascade d’effets extrêmes comme des inondations par ci et des sécheresses par là. A première vue, cette explication géographique parait plausible. Que nenni! Pourquoi? Il suffit d’aller faire un petit safari au Sénégal. Je vous y invites illico presto. Nous y voilà! Au Sénégal, avant chaque hivernage, les « Saltigués«  organisent des cérémonies de prévision pour conjurer le mauvais sort et si besoin, faire des sacrifices pour l’éviter. Cela parait paradoxal dans un pays à 95% de musulmans. Et bien détrompez-vous! Ces pratiques ancestrales étaient là bien avant l’installation de l’Islam en Afrique de l’Ouest. Et du coup, elles continuent à perdurer encore et encore. Et c’est pour cette raison que si l’hivernage ne se déroule pas comme prévu, la faute incombe aux hommes. Pourquoi? Et bien selon la culture populaire sénégalaise, les cérémonies telles les soirées dansantes et les « Sabar«  retardent l’installation de pluie. Et si vous dites « Il n’ y a pratiquement pas pluie au Sénégal », quelqu’un vous dira surement sans conviction: « c’est à cause des manifestations et des péchés des hommes… » Il reste à savoir sil y a une relation de cause à effet entre soirée dansante et pluie. En tout cas pas à ma connaissance!

De surcroît, cette absence de pluie fait monter au créneau les Imams des mosquées, via l’organisation de prières pour que le ciel ouvre généreusement ses vannes. Juste pour vous dire que rendez-vous manqué prend des tournures religieuses. Toutefois, chez certains, cette absence de pluie sonne comme une bénédiction. Comme ceux qui habitent à Dakar, où souvent l’hivernage est synonyme de calvaire à cause des inondations. Tandis que dans les zones rurales où l’agriculture et l’élevage sont des locomotives, cette absence de pluie est tout à fait préjudiciable à leurs activités. Comme quoi, le malheur des uns, fait indubitablement le bonheur des autres…

Mon baptême de feu…

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Chez moi au Sénégal, c’est toujours tambour battant… Connaissez vous le tambour? Ce fameux instrument à percussion composé d’une caisse de résonance sur laquelle est tendue une peau. D’abord, pour faire le « Mbalax », le type de musique populaire très dansant et très rythmé, d’origine sénégalaise basé sur les percussions dont le tama(tambour parlant) et le « sabar »(tam-tam), on utilise cet instrument de musique pour ameuter la foule. Surtout pendant les élections municipales du 29 juin 2014, c’était le paroxysme et le nec plus ultra de l’usage du tambour. Car les politiciens(à connotation péjorative) se sont l’appropriés pour véhiculer leur plateforme et programme afin d’obtenir le moindre suffrage de la part des électeurs. Comble de l’ironie des campagnes électorales, il y’avait tout le temps, du tapage diurne et (souvent) nocturne. L’on chante et l’on danse, quitte à déranger les gens, jusqu’à des heures tardives. Et comme le malheur des uns fait indubitablement le bonheur des autres, les seuls à se frotter les mains durant ces campagnes électorales, ces sont les DJ de club, les musiciens(chantant les louanges des candidats), les chauffeurs de bus et de taxi pour le convoi et les transporteurs de moto « Jakarta ». Ces derniers se sont bien remplis les poches. Cependant, le jour de l’élection, c’est à dire le 29 juin 2014, les gens se sont rendus sur les lieux de vote pour s’acquérir de leur droit civique. Là encore, c’est encore loin d’être le repos et le calme placide. Puisque des individus se postaient devant les portes pour acheter les consciences des gens, en leur sommant de voter pour leur candidat, moyennant bien sûr de l’argent. Comme si le vote était une marchandise que l’on pouvait acheter inconsciemment avec une manne financière. Triste sort! Mais durant toute la journée annonçait un calme plat. Un calme avant la tempête sonore. De ce fait après la proclamation partielle des résultats, les décibels reprennent de plus belle. Et les candidats victorieux, refont encore la musique et le bruitage. Rebelote, l’on chante et l’on danse car demain est un autre jour. Un jour incertain, de tambour battant ou pas…